Crash d'un avion militaire à Salon-de-Provence : Un atterrissage d'urgence spectaculaire évite le pire sur la RD113
Une catastrophe majeure a été évitée de justesse dans les Bouches-du-Rhône. Ce lundi 17 août 2026, aux alentours de 9h45, un avion d’instruction appartenant à l’Armée de l'Air et de l'Espace s’est posé en catastrophe sur la route départementale 113 (RD113) à Salon-de-Provence. L'appareil a pris feu immédiatement après l’impact. Grâce au sang-froid exceptionnel et à la maîtrise technique de l’équipage, les deux militaires à bord ont survécu. L'incident n'a fait aucune victime collatérale parmi les usagers de la route ou les riverains.
Les circonstances précises de l'accident aérien sur la RD113
L’événement s'est déroulé lors d'une session classique d'entraînement au pilotage. Des témoins ont vu l'appareil descendre à très basse altitude au-dessus d'une zone périurbaine dense.
Une panne majeure en plein vol d'instruction
L'aéronef avait décollé un peu plus tôt de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, qui abrite l’École de l'Air et de l'Espace. À son bord se trouvaient un pilote instructeur expérimenté et son élève. Alors qu’ils effectuaient un exercice en vol, une défaillance technique majeure a soudainement frappé le monomoteur. Face à la perte de puissance et à l'impossibilité technique de regagner les pistes militaires de la base, l'équipage a dû prendre une décision en quelques secondes.
Une manœuvre héroïque pour éviter les habitations
Sous leurs ailes défilaient des zones résidentielles et des espaces commerciaux très fréquentés. L'instructeur a repris les commandes pour aligner l'avion avec la trajectoire de la route départementale 113, précisément sur une portion située entre les enseignes JardiPassion et Intermarché. Le pilote a réussi l'exploit d'insérer l'appareil dans le sens de la circulation automobile afin de minimiser le risque de collision frontale. Lors de cet atterrissage forcé, l’une des ailes a heurté la glissière de sécurité et des branchages en bordure de route, ce qui a déclenché l'embrasement immédiat du réservoir de carburant.
Le bilan humain et le déploiement des secours
L'important panache de fumée noire visible à des kilomètres à la ronde a déclenché une alerte générale auprès des services d'urgence du département.
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BILAN DE L'ACCIDENT À SALON-DE-PROVENCE |
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Appareil concerné |
Cirrus SR-20 (Armée de l'Air) |
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Origine du vol |
Base aérienne 701 |
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Blessés à bord |
2 militaires (blessures légères) |
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Victimes au sol |
Aucune |
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Infrastructures touchées |
Glissière de sécurité de la RD113 |
Deux militaires sains et saufs
Le véritable miracle de cet accident réside dans la vitesse de réaction des deux occupants. Avant que les flammes ne détruisent complètement la carlingue en composite, l’instructeur et l’élève-pilote sont parvenus à s'extraire par leurs propres moyens de l'habitacle. Souffrant uniquement de blessures légères et d'un état de choc compréhensible, ils ont été immédiatement pris en charge par le service médical de l’armée avant d'être transférés vers un centre hospitalier pour des examens de contrôle.
Une trentaine de sapeurs-pompiers mobilisés
Le Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13), appuyé par les pompiers de l'Air de la base 701, a dépêché une trentaine de personnels sur les lieux. Leur priorité a été de circonscrire l'incendie de l'épave pour éviter que le feu ne se propage aux broussailles sèches environnantes. En raison de la présence de dispositifs pyrotechniques de sécurité à bord de ce type d'appareil (notamment le système de déclenchement du parachute de cellule), des équipes de déminage ont été appelées pour neutraliser tout risque d'explosion résiduel. La mairie de Salon-de-Provence a instauré un périmètre de sécurité strict de 100 mètres, obligeant les riverains immédiats à rester confinés chez eux pendant plusieurs heures.
Les caractéristiques techniques du Cirrus SR-20
L'appareil impliqué joue un rôle central dans le parcours de formation des futurs officiers pilotes de l'armée française.
L'avion école de l'École de l'Air et de l'Espace
Le Cirrus SR-20 est un avion léger monomoteur largement utilisé pour la formation initiale des pilotes militaires au sein du Centre de formation aéronautique militaire initiale (CFAMI). Équipé d'une avionique moderne de type "glass cockpit", cet appareil permet aux élèves de se familiariser avec les procédures de vol complexes, la navigation aux instruments et les bases de l’aéronautique avant de passer sur des avions de chasse ou de transport plus lourds.
Un excellent historique de sécurité
Le général Olivier Kaladjian, commandant de la base aérienne 701, a tenu à rassurer la population locale lors d'une intervention sur place. La flotte de Cirrus réalise plus de 7 500 heures de vol par an dans le ciel provençal. C'est le tout premier accident de cette nature répertorié sur cette flotte depuis son introduction à Salon-de-Provence, illustrant la rareté absolue des défaillances critiques sur ces machines rigoureusement entretenues.
L'ouverture des enquêtes techniques et judiciaires
Dès la sécurisation du périmètre routier terminée, les autorités de l'État ont lancé les investigations réglementaires pour faire toute la lumière sur les causes de cet atterrissage forcé.
L'expertise du BEA-É et de la Gendarmerie de l'Air
Afin de déterminer l'origine exacte de la panne technique, deux enquêtes distinctes et complémentaires ont été ouvertes en parallèle :
- Une enquête de sécurité aéronautique confiée au Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l'aéronautique d'État (BEA-É). Les ingénieurs analyseront les restes de la motorisation et les données de vol disponibles.
- Une enquête judiciaire menée par la section de recherche de la Gendarmerie de l'Air et de l'Espace pour analyser le déroulement des faits sous l'angle réglementaire.
Les enquêteurs ont procédé au relevé des indices sur la RD113 tout au long de l'après-midi du 17 août avant de transporter les débris de la carcasse vers des hangars spécialisés pour des analyses approfondies.
Les conséquences sur le trafic local et la circulation
La RD113 est restée fermée à la circulation une grande partie de la journée entre les nœuds routiers principaux menant vers le quartier de Bel-Air. Les forces de l'ordre ont mis en place des déviations locales pour désengorger cet axe routier majeur des Bouches-du-Rhône. Le maire de la commune, Nicolas Isnard, a publiquement salué le sang-froid et le professionnalisme des militaires qui ont évité un drame urbain majeur.
Foire aux questions (FAQ)
Quel est l'état de santé des deux pilotes militaires ?
Les deux militaires s'en sortent avec des blessures légères. Ils ont pu quitter l'appareil par leurs propres moyens avant l'embrasement généralisé. Ils font l'objet d'un suivi médical et psychologique standard au sein de la base de Salon-de-Provence.
Pourquoi l'avion a-t-il pris feu après son atterrissage sur la route ?
Lors de la phase de décélération sur la route départementale 113, l’avion a percuté la glissière de sécurité latérale. Le choc a endommagé la structure des ailes où se trouvent les réservoirs de carburant, provoquant une étincelle et l'incendie immédiat de l'appareil.
La base aérienne 701 va-t-elle suspendre ses vols d'entraînement ?
Aucune suspension globale de l'activité du Centre de formation aéronautique militaire initiale (CFAMI) n'a été annoncée par le ministère des Armées. Les vols d'instruction se poursuivent dans le respect des protocoles de sécurité habituels, en attendant les premières conclusions du rapport du BEA-É.

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