« Du jamais vu depuis Disneyland » : la France et l’Arabie saoudite lancent un mégaprojet de trois parcs de loisirs près de Paris
Annoncé comme le plus grand projet de divertissement en région parisienne depuis l'arrivée d'Euro Disney dans les années 1990, un partenariat d'une ampleur historique a été officialisé ce lundi 24 août 2026. L'Élysée a confirmé la signature d'un protocole d'accord majeur entre la France et l'Arabie saoudite prévoyant un investissement colossal de 6 milliards d'euros. Ce projet pharaonique donnera naissance à trois parcs d'attractions distincts implantés dans le Val-d'Oise, aux portes de Paris, dont un espace entièrement dédié à l'univers du manga.
Un partenariat stratégique hors norme entre Paris et Riyad
La visite officielle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Paris a été marquée par cette annonce retentissante. Porté au sommet de l'État par les deux dirigeants, ce projet illustre le resserrement spectaculaire des liens économiques, industriels et diplomatiques entre la France et l'Arabie saoudite au cours des dernières années.
Au-delà de sa simple dimension ludo-culturelle, cette alliance s'inscrit dans le cadre de la vision stratégique de Riyad pour diversifier son économie hors des hydrocarbures, tout en offrant à la destination France un catalyseur d'investissement sans précédent depuis la fin du XXe siècle. Les autorités des deux pays ont ainsi souligné la convergence de leurs intérêts culturels et touristiques.
L'origine d'une « passion commune »
Selon les révélations concordantes de l'entourage présidentiel, ce projet inédit trouve sa source directe dans des discussions amorcées en décembre 2024 lors d'un déplacement officiel d'Emmanuel Macron à Riyad. C'est en découvrant une appétence partagée et inattendue pour la culture nippone, la pop-culture et les mangas — et plus particulièrement pour la franchise culte Dragon Ball Z — que les bases de cette collaboration ludo-culturelle inédite ont été posées entre les délégations.
Ce rapprochement culturel illustre la porosité croissante entre les industries créatives asiatiques et les grands investisseurs internationaux, transformant une passion intergénérationnelle en un levier majeur de coopération diplomatique et économique.
Des chiffres et des ambitions vertigineux
L'ampleur financière et logistique de ce complexe de loisirs donne la mesure des ambitions affichées par les gouvernements français et saoudien. Le projet se structure autour de plusieurs indicateurs clés qui témoignent de son caractère pharaonique.
- Investissement global : 6 milliards d'euros entièrement financés par des capitaux privés et souverains saoudiens.
- Impact sur l'emploi : 22 000 emplois directs estimés lors de la phase d'exploitation.
- Porteur du chantier : La Qiddiya Investment Company, filiale majeure du fonds souverain saoudien, le Public Investment Fund (PIF).
L'intégralité du financement de ces infrastructures est assurée par des capitaux saoudiens, ne pesant en rien sur les finances publiques nationales ou locales. Le pilotage opérationnel et financier du chantier est confié à la Qiddiya Investment Company, qui met ainsi son expertise des mégaprojets au service du territoire francilien.
Le choix de Cergy-Pontoise et la renaissance de Mirapolis
Après de longs mois d'études d'impact et l'analyse minutieuse de plusieurs implantations potentielles à travers toute l'Île-de-France, le choix final s'est arrêté sur le secteur dynamique de Cergy-Pontoise, et plus précisément sur la commune de Courdimanche dans le département du Val-d'Oise.
Un clin d'œil historique sur l'ancien site de Mirapolis
Le futur complexe de loisirs devrait s'établir sur les terres symboliques de l'ancien parc Mirapolis, inauguré en grand pompe en 1987 sous la présidence de Jacques Chirac et fermé définitivement en 1991 après seulement quatre saisons d'existence. Trente-cinq ans après cet échec tricolore marquant, plombé à l'époque par des choix financiers hasardeux, une faible fréquentation et l'ombre grandissante de ses futurs concurrents américains, le site s'apprête à vivre une revanche historique et internationale éclatante.
Une connexion stratégique avec la métropole
Si Cergy-Pontoise a emporté l'adhésion unanime des investisseurs internationaux face à d'autres métropoles européennes concurrentes, c'est avant tout en raison de sa connectivité optimale avec Paris et de sa proximité géographique stratégique avec Disneyland Paris. L'idée directrice portée par les urbanistes est de structurer un pôle touristique global et complémentaire, capable d'inciter les voyageurs internationaux à prolonger substantiellement la durée de leur séjour en région parisienne.
Le mystère des trois parcs : focus sur l'univers des mangas
Bien que l'exécutif ait d'ores et déjà confirmé la mise en chantier séquentielle de trois parcs d'attractions successifs, le détail précis de l'aménagement et la thématisation complète de l'ensemble du complexe seront dévoilés de manière progressive au fil des années.
Le premier parc ancré dans la pop-culture japonaise
Le premier des trois parcs composant ce pôle de loisirs majeurs sera entièrement consacré à l'univers universel des mangas. Les discussions techniques menées d'arrache-pied ces derniers mois confirment une orientation privilégiée vers la licence iconique Dragon Ball Z, faisant directement écho au parc à thème similaire et novateur développé par Qiddiya dans la future ville nouvelle de Qiddiya en Arabie saoudite.
Les millions de fans trépignent déjà à l'idée de voir s'ériger des décors monumentaux, des montagnes russes thématiques à couper le souffle et des expériences immersives en réalité augmentée inspirées directement de l'œuvre magistrale d'Akira Toriyama.
Que sait-on des deux autres parcs ?
À ce stade précis, l'Élysée et les différentes agences régionales d'attractivité n'ont pas encore levé le voile sur la thématique exacte des deux structures restantes. Le calendrier des ouvertures publiques s'étalera de manière séquentielle sur plusieurs années, garantissant un flux d'attractivité permanent et renouvelé pour l'économie locale.
Entre retombées économiques et débats locaux
Un projet d'une telle magnitude ne manquera pas de transformer durablement le paysage socio-économique du Val-d'Oise, tout en soulevant des interrogations légitimes et des réactions contrastées au sein de la classe politique, des associations et des riverains.
La promesse d'un rayonnement touristique renforcé
Pour la présidente du conseil régional d'Île-de-France, Valérie Pécresse, l'arrivée de ce géant mondial du divertissement constitue une opportunité historique majeure pour conforter et amplifier la position de la France comme première destination touristique mondiale. Les retombées colossales attendues pour l'hôtellerie de plein air et de luxe, la restauration, les transports et le commerce de proximité s'annoncent considérables, irriguant l'ensemble du tissu économique régional.
Les inquiétudes légitimes sur l'environnement et la concertation
Des voix s'élèvent toutefois pour réclamer une transparence accrue et un dialogue constructif. Des élus locaux et des associations de protection de l'environnement pointent du doigt la méthode d'annonces centralisées et soulignent la nécessité absolue de protéger les espaces naturels environnants de la vallée, de garantir une fluidité exemplaire des transports en commun et de raccorder harmonieusement le site aux infrastructures existantes.
Il appartiendra aux promoteurs du projet et aux collectivités territoriales d'engager une véritable concertation publique pour que ce renouveau du divertissement s'intègre durablement et respectueusement dans son écosystème local.

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